Concerts projetés

Des concerts enregistrés lors des de la 16e édition du Festival Détours de Babel sont proposés à la projection aux champs social et médical. Les publics concernés pourront retrouver à la sélection, quatre temps forts du festival : 

Cavalcade en Cocazie au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas (Grenoble)

Frédéric Jouhannet Violons, grosse caisse, pédalier d’accordéon basse, objets sonores

On ne sait pas très bien d’où vient RédèR Nouhaj... Homme de plusieurs folklores, il manie son violon comme le bûcheron sa hache : avec précision, humilité et gratitude pour l’arbre coupé. Personnage énigmatique, il a troqué les mots contre un instrumentarium insolite pour nous conter ses dernières aventures. Paré d’une lutherie moderne et artisanale - violon à huit cordes, cheval-rouet, masques-grelots… - Cavalcade en Cocazie fait surgir des paysages sonores nourris de musiques traditionnelles du Caucase. Dans une bande-son organique et rythmée, résonnent le bruissement d’une nature sauvage. Et la mémoire d’un monde ancien se mêle à la géographie intime du musicien.

Duo Kurbasy + Alexis Moutzouris & Rabah Hamrene au Musée Dauphinois (Grenoble)

Mariia Oneshchak et Nataliia Rybka-Parkhomenko Voix Alexis Moutzouris Saxophone, clarinette Rabah Hamrene Oud, violon, percussions

Créé en 2008 par Mariia Oneshchak et Nataliia Rybka-Parkhomenko, le duo Kurbasy tire son nom de la troupe de théâtre post-moderne et avant-gardiste Les Kurbas, de Lviv (Ukraine), dont elles sont issues. Actrices et chanteuses, leurs performances mêlent habilement des instruments variés, des accords polyphoniques et quelques sonorités indiennes, au son de la shruti-box. Entre jeux de silence, polyphonie ou encore tintements féériques, Kurbasy chante la grande beauté des forêts d'Ukraine, loin du tumulte et des ravages de la guerre.

Invitées pour le festival l’an passé, elles avaient enchanté le public par leur belle présence et leurs voix magistrales. Pour ce concert exceptionnel, elles croisent la route de deux musiciens baroudeurs sonores, issus d'autres cultures - Rabah Hamrene, musicien multi-instrumentiste (oud, violon et percussions traditionnelles) et Alexis Moutzouris (saxophone, clarinettes) - qui ajouteront aux voix des arrangements d’une grande sensibilité.

Les Ailes de l'Infini à L'Odyssée (Eybens) 

Olivier Marin Alto et viole d’amour  Alice Picaud Cello  Roméo Monteiro Percussions indiennes  Saina Zamanian Tar et danse derviche  Rishab Prasanna Flûte bansouri  Maitryee Mahatma Danse Kathak  Simon Bailly Mise en scène

Avec ce troisième volet de la série Les Jardins de Samarcande, l’Ensemble Kimya nous transporte dans un univers où se rencontrent musique, danse et spiritualité. Flûte, târ, lumière et mouvements dialoguent dans une création envoûtante, portée par les traditions indiennes et persanes. Inspiré par la célèbre métaphore du papillon de Lorenz - où un battement d’ailes peut déclencher une tornade à l’autre bout du monde - le spectacle explore les liens subtils entre le microcosme et le macrocosme, entre le geste et l’infini.  Les Ailes de l’Infini puise dans le potentiel sensible du rituel : la musique, la danse et la lumière dialoguent intimement pour faire émerger un espace de résonance symbolique. 

Sur le plan sonore, le projet s’enracine dans une série d’enregistrements réalisés en Inde auprès de musiciens traditionnels et de captations sonores du quotidien de New Delhi. Grâce à un dispositif électro-acoustique fondé sur des algorithmes de machine-learning, ces matériaux sont remodelés en temps réel, réinterprétés à partir de ce qui se joue sur scène. Offrant ainsi une expérience immersive et unifiée, où musique, danse et technologies tissent un récit sans mots, porté par le souffle et le rythme. Un tourbillon poétique pour célébrer la quête de liberté, d’harmonie et de plénitude.