Grande soirée Afrique - Nouvelles impressions d’Afrique - Quatuor Béla & Radicants - Ballaké Sissoko & Lorenzo Bianchi Hoesch

Musiques nouvelles / du monde
Jeu. 07 Avril 2022 20:00
MC2
Épuisé sur ce point de vente
Réservation encore possible sur le site de la MC2 : https://www.mc2grenoble.fr/spectacle/grande-soiree-musicale-afrique/
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Nouvelles impressions d’Afrique - Quatuor Béla

L'Afrique sous les archets

Frédéric Aurier, Julien Dieudegard Violons Julian Boutin Alto Luc Dedreuil Violoncelle

Programme des oeuvres 
Frédéric Aurier : Akoné (2021) 
Roslan Ibara : Pièce pour quatuor à cordes (2021)
Kevin Volans : White Man Sleeps – 1ere danse
Frédéric Aurier : Impressions d’Afrique
Moriba Koïta : Solo et pièces franco-mandingues (Extraits), joué en compagnie de Cheick Oumar Koïta, fils de Moriba Koïta


Ce concert se veut l'écho du disque «Impressions d'Afrique » du Quatuor Béla, fruit de leur émerveillement pour les musiques de ce grand continent. Les pièces du programme témoignent d'un cheminement long de plusieurs années car, pour ces musiciens contemporains, l'Afrique semblait être à l'origine un continent bien éloigné de leurs terres artistiques.

Et pourtant... Au départ, il y a eu leur fascination pour la harpe kora, les chants polyphoniques pygmées, le bolel éthiopien..., leurs heures à dévorer les disques du label Ocora ; ensuite, ce fut la découverte de l'univers singulier du compositeur sud africain Kevin Volans, pont improbable et génial entre la culture zoulou et l'avant-garde occidentale, vision transposée et stylisée du continent africain. Puis vint la rencontre avec le grand ethnomusicologue Simha Arom, dont l'érudition et les souvenirs incroyables de ses expéditions en Centrafrique les ont encouragés à explorer eux-mêmes la richesse musicale du continent.

Entre-temps, Frédéric Aurier avait écrit « Impressions d'Afrique » pour quatuor à cordes, avec ses images sonores, tout à la fois caricatures des images d’Épinal sur le continent noir et rêves intangibles d'un jardin d’Éden africain. Enfin, moment décisif pour le quatuor, ce fut la rencontre avec le grand musicien, trop tôt disparu, Moriba Koïta. Ils entrent alors en prise directe avec le Mali et la tradition des griots.

Le quatuor décide dès lors de donner un second essor à ce programme, l'actualisant avec des transcriptions du répertoire de Moriba, des pièces des cultures Peules ou Bambara qu'il leur avait lui-même transmises, et avec une nouvelle création autour des polyphonies pygmées inspirée par le travail de Simha Arom. Cette tradition musicale sans équivalents, qui a inspiré plusieurs grands créateurs du XXe siècle, trouve un écho direct dans la formule du quatuor à cordes, véhicule par excellence de la musique à plusieurs voix. Ils interprèteront par ailleurs une pièce en création du jeune compositeur congolais Roslan Ibarra, rencontré à Brazzaville.

Ainsi, après avoir arpenté les savanes pentatoniques et les forêts tropicales à douze temps, après avoir chassé et cueilli les sons des guitares n'goni, des arcs à bouche et des trompes Banda, le quatuor espère faire découvrir son Afrique et, peut-être, aider le public à trouver la sienne !

Radicants - Ballaké Sissoko & Lorenzo Bianchi Hoesch

Dialogue kora et électroacoustique

Ballaké Sissoko Kora Lorenzo Bianchi Hoesch Éléctronique

Au cœur de ce projet, se trouve la rencontre d’un instrument traditionnel comme la kora entre les mains du virtuose Ballaké Sissoko et d’une électronique consonante mais complexe comme celle proposée par le compositeur Lorenzo Bianchi Hoesch. Il s’agit d’une recherche de nouvelles voies qui résonnent avec l’immersion, l’abandon, l’invention de nouvelles racines dynamiques et capables de soutenir l’autre.

La curiosité et l'ouverture de Ballaké Sissoko permet la construction d'une véritable aire d'échange, dans laquelle l'électronique accueille les sonorités de la kora. Lorenzo Bianchi Hoesch développe en effet depuis longtemps un langage original d'improvisations avec l'ordinateur, en créant ses propres outils informatiques et en utilisant de nombreuses interfaces. Il n'y a donc pas d'opposition entre deux mondes - acoustique et électronique, traditionnel et contemporain, africain et occidental -, mais plutôt acceptation, collaboration et prise de risque commune. 

Les deux artistes souhaitent bâtir un réel dialogue lors duquel, si la kora est la source de tout, l'électronique en constitue le développement, la résonance et la forme. L'interplay est donc ici un mot clé pour ce projet, la méthode de recherche même, le noyau du processus de création.

L'immersion sonore est une autre dimension essentielle, musiciens et public partageant le même espace acoustique, immergés ensemble dans un univers sonore spatialisé. Métaphore de l'enracinement dans un nouveau Chaos-monde, cher à Édouard Glissant

Co-accueil MC2 / CIMN - Détours de Babel

Le Quatuor Béla est conventionné par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne- Rhône-Alpes et le Département de la Savoie. Il reçoit le soutien de la SACEM, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, du FCM, de l’ONDA, de la Maison de la Musique Contemporaine et de ProQuartet.

Radicants est une commande et une production Fondation Royaumont. Coproduction CIMN - Détours de Babel / gmem-CNCM-marseille / Fondation Camargo, PLATÔ avec le soutien de la SACEM et du mécénat du Groupe ADP et de la Fondation Daniel et Nina Carasso.